La Loire, fleuve vivant
A Langeais, venez taquiner la carpe ou le gardon de Touraine, découvrir la Loire à pied, à cheval ou à vélo... Retrouvez l’âme du dernier grand fleuve sauvage en marchant sur les traces des mariniers d’autrefois. Observatoire idéal de la faune et de la flore, la Loire offre à celui qui sait l’admirer une multitude de paysages aux teintes changeantes. A chaque saison ses couleurs...Rappelons que le Val de Loire a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en novembre 2000.
http://whc.unesco.org (pages consacrées au Val de Loire)
www.unesco.org
Le Château
Louis XI fit bâtir ce puissant édifice de 1465 à 1467. En 1491, y fut célébré le mariage de Charles VIII et de la Duchesse Anne de Bretagne qui devait permettre la réunion de la Bretagne au Royaume de France. Avec son pont-levis en état de marche, son chemin de ronde, ses mâchicoulis et ses imposantes tours, le Château offre vers l’extérieur l’apparence d’un site défensif, tandis que la façade intérieure annonce la Renaissance.En 1886, Jacques Siegfried devient propriétaire du Château, le remeuble et le restaure. Le Château appartient aujourd’hui à l’Institut de France.
Site : www.institut-de-france.fr
e-mail : institut-de-france@wanadoo.fr
Le Donjon
La cour intérieure et les jardins du Château sont dominés par les vestiges d’un donjon carré bâti autour de l’an mil par Foulques Nerra, Comte d’Anjou, le terrible “Faucon Noir”. Ne subsistent aujourd’hui que ses murs nord et est et quelques éléments du mur ouest.
journal
Le Pont suspendu
Le pont de Langeais, avec ses tours et ses châtelets interpelle les touristes. C’est un des monuments les plus photographiés de notre ville. Au risque de décevoir les visiteurs, le pont n’est pas contemporain du Château.
La décision de construire un pont remonte à 1839 (ordonnance de Louis Philippe).
La première pierre est posée en 1846 et l’inauguration a lieu en grande pompe en 1849. En 1859, la foudre détruit une partie du pont. Reconstruit, il est une nouvelle fois inauguré en 1861.

Pendant la guerre de 1870, les câbles sont coupés par décision militaire et voilà notre pont suspendu encore une fois hors d’usage. Il sera reconstruit et remis en service en 1874. Jusqu’en 1888, un droit de péage est exigé des passants.Remanié, transformé dans son aspect extérieur, il sera à nouveau inauguré en 1936. L’ouvrage est partiellement miné en 1940 et le tablier du pont s’écroule. Il sera réparé en 1946 au moyen d’une passerelle posée par-dessus. Entre temps on utilisait le bac pour traverser. Après 11 mois de travail assidu, le pont est remis en service le 8 novembre 1950.

Ce pont impressionnant et majestueux a connu en 150 ans bien des vicissitudes de l’histoire et reste un “Géant aux pieds d’argile.”
L'église
St-Jean-Baptiste

Saint Martin ordonna la construction d’une église et d’un baptistère à Langeais vers l'an 380 : ce fut la première église rurale de la Touraine. Au Xème siècle fut construite une basilique dédiée à Saint Jean-Baptiste. Son clocher-porche date des Xème et XIIème siècles. La flèche a été élevée vers 1450. Reconstruit à plusieurs reprises, le clocher a subi le mauvais temps, la foudre et les tremblements de terre. L’abside du XIIème siècle, la sacristie et le clocher ont été classés en 1914 et 1933. Sous l’abside, la crypte, que l’on peut visiter, appartient à l’église du Xème siècle.
L'église
St-Laurent

Église paroissiale jusqu’à la Révolution, vendue comme bien national, incendiée en 1861, convertie en atelier, c’est un des rares édifices religieux de Touraine qui ait fait l’objet de fouilles systématiques.
Initialement, elle comportait une nef rectangulaire de neuf mètres de large, précédée d’un porche et suivie d’un petit chœur rectangulaire.
Le chevet fut postérieurement reconstruit sur un plan nouveau. L’emploi du moyen appareil à gros joints rubannés, la présence de colonnettes encadrant la fenêtre de l’abside et l’absence de tout décor permettent de dater cette reconstruction vers la fin du XIème siècle. Le pignon du transept est décoré d’appareil réticulé.
On voyait naguère, incrustée dans le chevet, une dalle sculptée en cuvette d’une croix aux bras de laquelle étaient suspendus “L’Alpha et l’Oméga”. Elle provenait sans doute de l’édifice primitif. Celui-ci a été daté par Octave Barbeau d’avant les invasions normandes, la partie occidentale de la nef appartenant à une seconde restauration du Xème siècle.
Selon la chronique, c’est l’Abbaye de Beaulieu-lès-Loches qui aurait fondé à Saint-Laurent un prieuré-cure au temps de Foulques Nerra, donc avant 1040 : ce doit être de cette époque que datent les vestiges les plus anciens.
L'église n'est pas visitable mais des spectacles ou des concerts y sont organisés durant l'été.
Le château de Châteaufort
Situé route de Hommes, le Château, de construction moderne, a remplacé un édifice ancien. Châteaufort tire son nom d’une forteresse temporaire que Foulques Nerra établit au même endroit, pendant sa lutte contre les Comtes de Blois et avant la construction du donjon de Langeais.
La Roche-Cotard
Sur la route de Tours, à flanc de coteau, se trouve le Château de la Roche-Cotard, construction du XVIème siècle flanquée de tourelles. Des fouilles réalisées en 1912, puis en 1975-76-77, ont permis la découverte d’un important site préhistorique de l’époque paléolithique. On ne peut malheureusement pas visiter ce site, mais le mobilier, les armes et ossements découverts ont été transférés dans les collections de la Société Archéologique de Touraine à l’”Hôtel Gouïn”, rue du Commerce à Tours et au Musée de la Préhistoire du Grand-Pressigny, où une reconstitution du site est présentée.
Maison dite "de Rabelais"
En face du Château, à l’angle de la rue Gambetta et de la rue Charles VIII, une maison Renaissance passe pour avoir été habitée par Rabelais, sans que rien ne confirme cette tradition.
La Maison des "Trois Rois"
Près du Château se trouve l’une des plus anciennes maisons de Langeais. Construite au cours du XVème siècle, elle a probablement été élevée en même temps que le Château.
Wagon souvenir
En gare de Langeais, Place Joseph Martin, se trouve un wagon de déportation (40 hommes, 8 chevaux en long). Ce wagon a été érigé en Monument national des Évadés des Trains de Déportation en mémoire des nombreuses évasions qui eurent lieu durant la Seconde Guerre Mondiale. L'évasion des 6 et 7 août 1944 à Langeais a été l'une des plus importantes (plusieurs centaines d'évadés).
La Boule de Fort
On trouve à Langeais deux pistes de Boule de Fort, régies par les associations “La Joyeuse” et “La Rescapée” (à La Rouchouze).
Quelle est l’origine de ce sport si particulier ? On s’accorde à penser que la boule de fort et la forme tout-à-fait particulière de la piste, avec les bords qui remontent, trouve son origine dans les cales des bateaux qui naviguaient sur la Loire. On pratique la boule de fort de Vouvray à Saint-Nazaire, la limite nord étant Le Mans et la frontière sud La Loire.
Briques et Faïences
Les plateaux qui entourent Langeais sont recouverts par de l’argile senonienne qui s’est déposée il y a environ 60 millions d’années. Cette argile, de par sa composition, est très plastique et réfractaire après cuisson. Ces propriétés sont à l’origine de son utilisation dans la fabrication des briques. De tout temps, elles ont été fabriquées à Langeais et dans un hameau situé à 7 kms, La Rouchouze. Cette activité artisanale a été à l’origine de nombreuses manufactures dès la première moitié du XIXème siècle. L’une d’elles, créée en 1839, est très célèbre non seulement pour ses briques mais encore pour ses semi-porcelaines fines appelées communément “faïences de Langeais”.

C’est en 1839 que Charles de Boissimon, d’origine angevine s’installe à Langeais près du pont et construit une briqueterie. Sur les conseils de Brongniart, le fameux chimiste de la Manufacture de Sèvres, il va se lancer dans la fabrication des “Langeais”. Les plus connus sont blancs ou blancs et platine, ils sont décorés de grappes de raisin, de feuilles de vigne, ou autres décors végétaux. Mais on en trouve également des bleus, des marron, des verts ornés de décalcomanies ou peints à la main.

Pour les identifier à coup sûr, il faut trouver le fameux CB imprimé sur le fond ou bien la grande signature Ch. de Boissimon à Langeais I et L (Indre et Loire). Mais l’amateur éclairé sait les détecter avec ou sans signature, histoire de connaissance, de flair ou de chance...

Ci-contre, photos d'Alain DORON.
Autres points remarquables
A flanc de coteaux, dans les carrières d’extraction du tuffeau, ont été aménagées de nombreuseshabitations troglodytiques.
C'est vers 1880 que le kiosque, situé sur la Place du 14 Juillet, a été construit.
Rue Anne de Bretagne, non loin du Château, on trouve deux autres maisons du XVIème siècle, dont l’une est décorée de pilastres.
Rue de Saint Laurent se trouve un manoir du XVème siècle désigné sous le nom de Château de Saint-Laurent.
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